Qu’est-ce que Pâques ?
Le mot Pâques a pour origine un mot hébreu signifiant passage. A l’époque de Jésus, les Juifs qui fêtaient la pâque se remémoraient la fuite d’Egypte, et le passage du bras de mer qui fut le moment crucial de leur libération.
Pâques célèbre la résurrection de Jésus-Christ, sa victoire sur la mort que nous chrétiens tenons pour une réalité. C’est le pilier de notre foi chrétienne. Pâques nous fait participer à la résurrection de Jésus-Christ en célébrant la bonne nouvelle de notre passage de la Mort à la Vie. C’est la bonne nouvelle de la victoire de la Vie. Pâques est une fête joyeuse : « Ce jour que fit le Seigneur est un jour de joie ! Alléluia ! »
Cette seule page ne peut suffire pour développer le thème de la fête de Pâques. C’est pourquoi plusieurs sites donnent des informations complémentaires. Par exemple :
Le mystère de la résurrection du Seigneur/site vivrelafoi
A l’origine : un fait extraordinaire
Un fait doit cependant être reconnu : La résurrection de Jésus ne va pas de soi. C’est même « incroyable ». De nos jours, comme aux premiers siècles, beaucoup se sont penchés sur la question pour « trouver où était le truc ».
Vous avez des doutes ? Légitime. Vous n’êtes pas le premier. Et comme l’enquête et la discussion ne peuvent tenir sur cette seule page, voici quelques textes historiques et religieux pour comprendre un peu mieux la question.
Les récits de l’Évangile
Les Évangiles nous racontent que le dimanche matin qui a suivi la mort de Jésus, les disciples de Jésus (les apôtres et les saintes femmes) ont trouvé son tombeau vide. Ils nous disent aussi que Jésus est apparu aux disciples à nombreuses reprises dans des circonstances diverses pendant 40 jours jusqu’a une dernière apparition ou ils l’ont vu monter au ciel.
Dans les différents évangiles, il y a plusieurs récits concernant la découverte du tombeau vide et les apparitions de Jésus : Marc 16 / 1 - 20, Matthieu 28 / 1 - 20, Luc 24 - 52.
Voici le texte de l’évangéliste Jean (20 / 1 - 29 )
Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala vient de bonne heure au tombeau, comme il faisait encore sombre, et elle aperçoit la pierre enlevée du tombeau. Elle court alors et vint trouver Simon-Pierre, ainsi que l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : " On a enlevé le Seigneur du tombeau et nous ne savons pas où on l’a mis. "
Pierre sortit donc, ainsi que l’autre disciple, et ils se rendirent au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble. L’autre disciple, plus rapide que Pierre, le devança à la course et arriva le premier au tombeau. Se penchant, il aperçoit les linges, gisant à terre ; pourtant il n’entra pas. Alors arrive aussi Simon-Pierre, qui le suivait ; il entra dans le tombeau ; et il voit les linges, gisant à terre, ainsi que le suaire qui avait recouvert sa tête ; non pas avec les linges, mais roulé à part dans un endroit. Alors entra aussi l’autre disciple, arrivé le premier au tombeau. Il vit et il crut. En effet, ils ne savaient pas encore que, d’après l’Écriture, il devait ressusciter d’entre les morts. Les disciples s’en retournèrent alors chez eux.
Marie se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Or, tout en pleurant, elle se pencha vers l’intérieur du tombeau et elle voit deux anges, en vêtements blancs, assis là où avait reposé le corps de Jésus, l’un à la tête et l’autre aux pieds. Ceux-ci lui disent : " Femme, pourquoi pleures-tu ? " Elle leur dit : " Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis. " Ayant dit cela, elle se retourna, et elle voit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : " Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? " Le prenant pour le jardinier, elle lui dit : " Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et je l’enlèverai. " Jésus lui dit : " Marie ! " Se retournant, elle lui dit en hébreu : " Rabbouni ! " - ce qui veut dire : " Maître ". Jésus lui dit : " Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Mais va trouver mes frères et dis-leur : je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. " Marie de Magdala vient annoncer aux disciples qu’elle a vu le Seigneur et qu’il lui a dit cela.
Le soir, ce même jour, le premier de la semaine, et les portes étant closes, là où se trouvaient les disciples, par peur des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu et il leur dit : " Paix à vous ! " Ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie à la vue du Seigneur. Il leur dit alors, de nouveau : " Paix à vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. " Ayant dit cela, il souffla sur eux et leur dit : " Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. "
Or Thomas, l’un des Douze, appelé Didyme, n’était pas avec eux, lorsque vint Jésus. Les autres disciples lui dirent donc : " Nous avons vu le Seigneur ! " Mais il leur dit : " Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets pas ma main dans son côté, je ne croirai pas. " Huit jours après, ses disciples étaient de nouveau à l’intérieur et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant closes, et il se tint au milieu et dit : " Paix à vous. " Puis il dit à Thomas : " Porte ton doigt ici : voici mes mains ; avance ta main et mets-la dans mon côté, et ne deviens pas incrédule, mais croyant. " Thomas lui répondit : " Mon Seigneur et mon Dieu ! " Jésus lui dit : " Parce que tu me vois, tu crois. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru. "
Les documents critiques
Examen critique des évangiles sur la résurrection du Christ/site spiritualité2000
Jésus est-il ressuscité ? /site prestoweb
Jésus-Christ est-il réellement ressuscité ? /site info-bible
La première annonce de la foi pascale (1 cor 15) /site bible-service
Le vocabulaire de la réssurection /site bible-service
De la fête des Rameaux à la fête de la Pentecôte
La fête chrétienne de Pâques est destinée à rappeler le souvenir de la résurrection de Jésus-Christ. Le Dimanche des Rameaux, le Jeudi et le Vendredi Saint, le Dimanche de Pâques, l’Ascension et la Pentecôte forment un seul et même mouvement. Faisant mémoire des derniers jours terrestres de Jésus, puis de tous les évènemments jusqu’à la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres, ce mouvement nous invite à déposer ce qui nous sépare de Dieu et des hommes (le péché) et à recevoir le pardon de Dieu et la grâce de l’Esprit Saint qui nous envoie dans le monde tout comme les apôtres.
En voici les étapes :
Le dimanche des Rameaux commémore l’entrée sollenelle de Jésus dans la capitale de la Judée Jérusalem au milieu de la foule en liesse. Les rameaux rapellent cet épisode qui pesa lourdement sur la suite, d’autant plus que Jésus y ajouta une action « séditieuse » : il chassa tous les vendeurs et marchands installés dans l’enceinte sacrée du temple. Les autorités juives locales, déjà indisposées par ses prédications, pensèrent sans doute que la limite était franchie…
Citation de l’évangile de Mathieu :(Mt 21,9-12)
Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » Comme Jésus entrait à Jérusalem, l’agitation gagna toute la ville ; on se demandait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. » Jésus entra dans le Temple, et il expulsa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le Temple ; il renversa les comptoirs des changeurs et les sièges des marchands de colombes.
Jeudi Saint Jésus sent que la tension est à son paroxysme à Jérusalem. Au soir, il réunit ses disciples pour un dernier repas.
– Il institue l’Eucharistie, Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit et le donna à ses disciples, en disant : « Prenez, mangez : ceci est mon corps. » Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, en disant : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, répandu pour la multitude en rémission des péchés. Je vous le dis : désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où je boirai un vin nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. »
– Il lave les pieds de ses apôtres. Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est venu de Dieu et qu’il retourne à Dieu, se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit : « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! » Jésus lui déclara : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. »
Puis il se retire pour prier. Dans la nuit, il est arrété.
Vendredi saint Jésus est jugé, condamné à mort, flagellé et crucifié. Après sa mort, il est embaumé et mis au tombeau. C’est le jour où l’église célèbre la mort de Jésus Christ sur la croix. La liturgie de ce jour est très dépouillée et totalement orientée sur le Christ qui offre sa vie pour le pardon et la réconciliation de tous les hommes et de toutes les femmes.
Samedi Saint Temps « mort ». Jésus est au tombeau, « descendu aux Enfers », c’est à dire au royaume des morts.
Dimanche de Pâques C’est la résurrection du Christ. La manifestation éclatante de sa divinité et de la Nouvelle Alliance de Dieu avec les Hommes. Jésus apparaît d’abord à Marie de Magdala près du tombeau dès le matin, puis en soirée à tous les apôtres réunis. Ce même soir, le premier jour de la semaine, les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
L’Ascension commémore le passage de Jésus de la Terre aux Cieux où il est « assis à la droite du Père » Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu.
La Pentecôte fait mémoire de l’effusion de l’Esprit Saint sur et dans les apôtres. Le récit de Luc (Actes des apôtres, ch 2) raconte la transformation qui s’opère dans l’esprit des apôtres après la résurrection de Jésus : Quand arriva la Pentecôte (le cinquantième jour après Pâques), ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain il vint du ciel un bruit pareil à celui d’un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d’eux. Alors ils furent tous remplis de l’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.
La fête de la Pentecôte nous rappelle la puissance spirituelle que Dieu peut inspirer au croyant, en particulier le don de communication avec tous les Hommes de la Terre, et elle nous révèle aussi la nature trinitaire de Dieu.
Les offices de la semaine sainte
La semaine qui précède le dimanche de Pâques est appelée Semaine Sainte. Elle comporte des offices dont la liturgie fait mémoire des derniers jours terrestres de Jésus.
La période principale de cette semaine est le "triduum pascal". Le Triduum (littéralement « trois jours »), s’étend du soir du Jeudi saint au matin du dimanche de Pâques, soit une durée de trois jours pendant laquelle l’Église célèbre la Passion, la mort et la résurrection de Jésus.
La messe chrismale
Pour administrer des sacrements tels que le baptême ou le sacrement des malades, les prêtres utilisent une huile bénie par l’évêque, le "saint chrême".
Il est béni et consacré par l’évêque au cours de la messe chrismale, messe réunissant tous les prêtres d’un diocèse autour de leur évêque. Cette messe a lieu le Jeudi Saint, mais elle est souvent déplacée au lundi, mardi ou mercredi saint afin de rassembler plus facilement les prêtres du diocèse.
Au cours de cet office, l’évêque invite les prêtres du diocèse à renouveler leur promesses sacerdotales.
L’office du Jeudi Saint
L’office fait mémoire des deux actes-clef de Jésus lors de son dernier repas : le lavement des pieds qui rappelle que celui qui prétend être maître doit se comporter comme un serviteur de ses frères, et l’institution de l’Eucharistie par laquelle Jésus renouvelle pour toujours le sacrifice de sa vie pour nous.
A la fin de la célébration, le Saint-Sacrement est présenté à l’adoration des fidèles, puis il est retiré de l’église jusqu’à la veillée pascale. L’autel est dépouillé de ses linges et l’on voile les croix de l’église.
L’office du Vendredi Saint
Il comporte principalement la lecture du passage de l’Évangile dit "Passion de Nottre Seigneur Jésus Christ", récit de son arrestation, de son procès, de son supplice, de sa mort, et de sa mise au tombeau. La prière universelle prend en compte toutes les souffrances et les espoirs que les hommes confient à Dieu.
L’assemblée des fidèles est aussi invitée à l’adoration de la Croix en tant qu’instrument du salut des hommes.
Le Samedi Saint
ne comporte aucun office de jour. C’est un temps de deuil et d’attente.
La veillée pascale
Elle comporte plusieurs phases bien spécifiques :
– la liturgie de la lumière : l’homme était dans la nuit, mais le Christ est venu parmi nous, Il est la lumière qui nous éclaire, il dissipe les ténèbres de notre cœur et de notre esprit.
– la liturgie de la Parole : Sept récits tirés de la Bible, entrecoupés de psaumes, nous montrent comment, au fil du temps, Dieu a fait Alliance avec nous.
– la liturgie baptismale : le prêtre bénit l’eau qui sera utilisée pour les baptêmes, l’assemblée renouvelle ses promesses baptismales, le prêtre baptise les enfants ou catéchumènes qui se présentent pour le baptême, puis on chante les litanies des Saints
– la liturgie eucharistique qui se termine par la communion,
– in fine, la bénédiction de l’assemblée et l’envoi.
Quelques compléments divers
Confusions avec les coutumes pré-chrétiennes
Les coutumes pré-chrétiennes se mêlent souvent aux croyances chrétiennes : La fête de la résurrection, élément central de la foi chrétienne, est confondue avec celle du renouveau de la nature, en ce dimanche suivant immédiatement la première pleine lune de printemps.
La date de Pâques
Le dimanche de Pâques est fixé ainsi : On prend la date de l’équinoxe de printemps (21 mars). Puis on cherche le jour de pleine lune qui suit cette date : cette année, pleine lune le mardi 30 mars 2010. Le dimanche de Pâques est le dimanche qui suit : 4 avril 2010.
Les cloches de Pâques
Pour marquer le deuil consécutif à la mort de Jésus, les cloches sont arrétées les deux jours avant Pâques, vendredi saint et samedi saint. Par contre, elles sont remises en marche à toute volée le dimanche de Pâques pour annocer la résurrection du Christ. On a parfois raconté aux enfants que les cloches étaient parties à Rome, et qu’elles revenaient à Pâques chargées d’ oeufs de chocolat !
Pour en savoir plus
Les fêtes religieuses sont, depuis longtemps, exploitées par les commerçants, et l’imagination populaire n’est pas en reste pour broder à l’infini ( cf. la légende des cloches de Pâques !! )
Pour creuser le sujet sérieusement, on pourra :
– lire ou relire dans la Bible les textes des quatre évangélistes, spécialement pour chacun les derniers chapitres qui font le récit de tous les faits évoqués,
– lire ou relire les deux premiers chapitres des "Actes des apôtres", texte écrit par l’évangéliste Luc ; récit des jours qui ont suivi la résurrection,
– consulter au moment des grandes fêtes religieuses les sites catholiques officiels, tels que :